En avançant en âge, contrairement à ce qu'on pouvait penser, les choix se font de plus en plus précis ! A condition bien sûr de ne pas se laisser glisser (et parfois on s'y laisse aller depuis très longtemps) dans la routine, l'habitude, la conformité. Les choix se font car on se pose des questions. Tant qu'on s'interroge, la vie est là, multiple, offerte, généreuse. Ce peut être un choix important : philosophique, par exemple. Ou un choix, qui paraît secondaire, mais qui mesure ? Comme le refus d'une proposition, simplement pour se garder du temps à soi, dans le silence, etc. Ce que je fais régulièrement.
Mes réponses à des propositions se font principalement au bonheur, à l'intuition, au coup de coeur. Cela va-t-il me peser et donc vais-je le faire bien ? Ou bien cela va-t-il m'illuminer ? Comme la scène à La Toison d'Or et à la Comédie Volter, comme les enregistrements avec Philippe geluck de "Monsieur Dictionnaire", comme l'édition d'un nouveau roman, secondé par Bruno Wasjkop à La Muette ? etc.
Les choix se font aussi à la lumière des connaissances; je n'ai jamais arrêté d'étudier, de lire, mais je continue plus que jamais et tout me semble faire farine au moulin. Ainsi "les nourritures affectives" de Cyrulnik m'apprennent le comportement du foetus, et je pourrai transmettre et en discuter avec une de mes filles enceinte, etc. Bon, c'est le printemps me dit une amie faceBook... j'y crois !
(La photo est extraite du "bêtisier", où je me suis senti très à l'aise, hors de tout contexte de travail justement)